Now is the right time to become an American Federation of Musicians member. From ragtime to rap, from the early phonograph to today's digital recordings, the AFM has been there for its members. And now there are more benefits available to AFM members than ever before, including a multi-million dollar pension fund, excellent contract protection, instrument and travelers insurance, work referral programs and access to licensed booking agents to keep you working.

As an AFM member, you are part of a membership of more than 80,000 musicians. Experience has proven that collective activity on behalf of individuals with similar interests is the most effective way to achieve a goal. The AFM can negotiate agreements and administer contracts, procure valuable benefits and achieve legislative goals. A single musician has no such power.

The AFM has a proud history of managing change rather than being victimized by it. We find strength in adversity, and when the going gets tough, we get creative - all on your behalf.

Like the industry, the AFM is also changing and evolving, and its policies and programs will move in new directions dictated by its members. As a member, you will determine these directions through your interest and involvement. Your membership card will be your key to participation in governing your union, keeping it responsive to your needs and enabling it to serve you better. To become a member now, visit www.afm.org/join.

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Vice President from Canada

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Alan Willaert – AFM Vice President from Canada

    The Chess Match Between Canadian Airlines and Government

    by Allistair Elliott, AFM International Representative for Canadian Locals

    In 2019, a new Passenger Bill of Rights provided musicians some protection when travelling with instruments on airlines in Canada. This was a significant step that, for the first time, recognized musicians with instruments on Canadian airlines as a specific group. It created an accountability structure and compelled the airlines to publish guidelines specific to musical instruments as part of their tariff. Air Canada decided to include musicians with instruments as part of the preboarding process. Musicians with larger instruments, like cellos, had the ability to purchase a second seat for the instrument at a discounted price, if the primary ticket was purchased at a minimum fare rate.

    Post pandemic, the airline industry continued to face challenges. Christmas 2022 exposed an industry that had lost staff. Manufacturers and governments grounded certain types of aircraft, and passengers were stranded. The press ran countless stories of negative passenger experiences. It was so serious that the government of Canada decided to re-examine the Passenger Bill of Rights.

    In spring 2023, I was invited to a short online consultation by a completely new team of Transport Canada staff. The government focused on compensation for delay and cancelled flights, and nothing changed regarding musicians travelling with instruments. While the topic of musicians travelling with instruments is a small part of the bill, the fact we are recognized as a specific group in the Passenger Bill of Rights, gives us a voice.

    Airlines Latest Move

    Recent news in Ottawa has filtered out that airline councils have come together to appeal some of the provisions of the air passenger protection regulations in the Supreme Court of Canada. Canadian local officers keep me informed of any musician experiences with the airlines. A few stories over the last months, both with airline travel and going through security, have raised concern.

    The news report of the airlines appealing to the Supreme Court prompted me to reach out to Transport Canada last week. There were two key takeaways that I want to share with you:

    •I have been assured by Transport Canada that subsection 24(1) and (2), which pertain to musical instruments, are not being appealed, and until such time as a decision comes out, the current regulations remain in full force.

    •If you are travelling with an instrument, consult with your airline of choice with respect to what their tariff states regarding musical instruments. If you encounter a problem that results in the airline not conforming to its published tariff, those concerns should be escalated to Canadian Transport Agency (conformite-compliance@otc-cta.gc.ca), which has the authority to determine whether airlines properly applied their tariffs in these instances. There is a specific department at Canadian Transport Agency that deals with compliance issues.

    I also spoke with the Canadian Air Transport Security Authority (CATSA) recently regarding some reports of situations navigating airport security with musical instruments. They were aware of the incidents and assured me the issues were isolated and specifically related to training new hires.

    If you encounter a Canadian airline compliance issue, or an airport security issue, please document the specifics and forward to your local office. As we continue to keep an eye on this chess match, it is important for us to be aware of issues. If you have questions on how to navigate the process, we will assist. Please find resources for Flying on Airlines in Canada and Navigating Canadian Airport Security here: https://www.afm.org/what-we-are-doing/travel-resources/.

    Safe travels.


    Le jeu d’échecs entre le gouvernement et les lignes aériennes canadiennes

    par Allistair Elliott, représentant international de l’AFM pour les sections locales canadiennes

    En 2019, l’adoption d’une nouvelle déclaration des droits des passagers a offert une certaine protection aux musiciens qui voyagent avec leurs instruments sur les lignes aériennes au Canada. C’est un progrès important car, pour la première fois on reconnaît ces musiciens comme un groupe à part. La déclaration a créé une structure de reddition de comptes et obligé les lignes aériennes à inclure dans leur tarif des lignes directrices traitant précisément des instruments de musique. Air Canada a décidé d’inclure les musiciens avec instruments dans son processus de préembarquement. Les musiciens voyageant avec des gros instruments tels que des violoncelles ont l’option de se procurer un deuxième siège à prix réduit pour leur instrument si leur billet principal a été acheté à un tarif minimum.

    Après la pandémie, le secteur du transport aérien était toujours aux prises avec plusieurs défis, et la période de Noël 2022 a exposé une industrie en pénurie de personnel. De plus, les manufacturiers et les gouvernements ont cloué certains modèles d’avions au sol et laissé des passagers en plan. Les organes de presse n’ont pas manqué de publier d’innombrables histoires au sujet des mauvaises expériences vécues par les passagers. La situation était si sérieuse que le gouvernement du Canada a décidé de réexaminer la déclaration des droits des passagers.

    Au printemps de 2023, j’ai été invité à participer à une brève consultation en ligne avec une équipe entièrement nouvelle d’employés de Transports Canada. Le gouvernement a choisi de se concentrer sur l’indemnisation en cas de retard ou d’annulation de vol et n’a rien changé relativement aux musiciens voyageant avec des instruments. Bien que cette question n’occupe qu’une petite partie de la loi, le fait que nous soyons reconnus comme groupe distinct dans la déclaration des droits des passagers nous donne une voix.

    La plus récente initiative des lignes aériennes

    Selon les dernières nouvelles qui ont filtré à Ottawa, les conseils des lignes aériennes se seraient concertés pour interjeter appel auprès de la Cour suprême de certaines dispositions du Règlement sur la protection des passagers aériens. Les bureaux de nos sections locales me tiennent informé de toute difficulté vécue par les musiciens avec les lignes aériennes, et quelques histoires, concernant autant le voyage en avion que le passage au contrôle de sûreté, ont soulevé des préoccupations au cours des derniers mois.

    L’indication selon laquelle les lignes aériennes s’adresseraient à la Cour suprême m’a poussé à communiquer avec Transports Canada la semaine dernière. Il en est ressorti deux points importants que voici :

    •Transports Canada m’a assuré que les paragraphes 24(1) et (2), qui portent sur les instruments de musique, ne font pas l’objet de l’appel et que, jusqu’à ce qu’une décision soit rendue, la réglementation actuelle reste pleinement en vigueur.

    •Si vous voyagez avec un instrument, consultez votre ligne aérienne pour connaître sa politique relative aux instruments de musique qui figure dans son tarif. Si vous rencontrez un problème, que la ligne aérienne ne se conforme pas à son tarif comme publié, communiquez avec l’Office des transports du Canada (conformite-compliance@otc-cta.gc.ca), qui est habilité à déterminer en pareil cas si les lignes aériennes appliquent correctement leur tarif. Il y a un service au sein de l’Office qui se consacre exclusivement aux enjeux de conformité.

    J’ai également communiqué récemment avec l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien au sujet de difficultés vécues dans le passage avec des instruments de musique au point de contrôle de sûreté des aéroports. On m’a assuré que les autorités étaient au courant, et qu’il s’agissait d’incidents isolés liés à la formation de nouveaux employés.

    Si vous vivez un problème de conformité avec une ligne aérienne canadienne ou un enjeu de sûreté dans un aéroport, veuillez documenter l’incident et communiquer ces informations à votre section locale. Nous continuons de surveiller ce jeu d’échecs, et il est important pour nous d’être tenus informés des difficultés vécues. Si vous avez des questions concernant le processus, nous vous aiderons. Vous trouverez des ressources concernant les voyages aériens au Canada et la navigation de la sûreté dans les aéroports à l’adresse suivante : https://www.afm.org/fr/what-we-are-doing/travel-resources/.

    Bon voyage.

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    What Were They Thinking?

    Membership in the American Federation of Musicians of the United States and Canada (AFM) is indicative of arrival as a professional and carries with it a certain amount of respect and pride and has infinite monetary value. Many of the collective agreements negotiated on behalf of members are also administered by the AFM, but there are a number (both negotiated and promulgated) that leave some responsibility with the member. It is with this latter group that a multitude of problems and neglect have arisen, which results in a disservice for the members themselves. The examples below demonstrate how/where members literally drop the ball, for unfathomable reasons. Membership is an axiom in that for every service or benefit there is a corresponding duty or obligation.

    Jingles

    The creation of commercial announcements can be extremely lucrative for the musicians who are available for this type of work. In Canada, we have the General Production Agreement for Commercial Announcements, which specifies the fees and destination of music made for jingles. However, there are jingle production houses who choose to either not be signatory or contract work outside the agreement. The latest example is when a musician is offered a finite amount (let’s say $200) as an all-in payment for their work on a jingle. Too many times, these offers are being accepted, and the work is done “off the card,” or as non-AFM product.

    There are several problems with this. First, the fee is low. For a maximum of three minutes of music, the fee should be $250, leader $500, with 12% pension. Next, that only allows for a cycle of 13 weeks. If the jingle is used beyond that, it’s a payment of an additional 50% for each 13 weeks. Oh, and this payment is for a single platform, such as television. If it is “moved over” to radio or new media (internet), the original session fee must be paid for each. There are also additional payments if the jingle is used outside of Canada and the US. It’s easy to do the math and see that a commercial that has a long run on multiple platforms can generate a great deal of money for the musicians involved. How does that $200 look now? In addition, if the jingle is re-used after a dormant period of two years, an original session fee is paid as if it was a new commercial. So, for those doing jingles “off the card,” what were they thinking?

    Movies and Television

    These types of gigs may be covered under one of several different agreements, depending on the location of the employer, either Canadian or US. Once again, some musicians are talked into accepting a flat fee, as opposed to having the work contracted as AFM. The result? Lower initial fees, no pension, no step-ups, and no residual payments. What were they thinking?

    Audio or Audiovisual Recording

    Many years ago, most of the tracks heard on the radio were released by one of the major labels, which are signatory to the AFM Sound Recording Labour Agreement (SRLA). That meant several things: an established session fee, pension contributions, special payments, and new use fees. New use is a payment to the musicians if the track is used in a different medium, such as TV or a jingle. New use is paid each time a track is repurposed, as is pension. There is a large number of legacy recordings that surface in movies, television, etc. Our electronic media department is busy scouring the credits to determine which musicians are owed (often a substantial amount of) money.

    Today, there are countless independent record labels, most of whom are not signatory. In addition, many musicians have found they would rather self-produce and release tracks on their own label or cut a direct deal with a streaming platform. The problem with these scenarios is that the musicians are not using AFM paper to report these sessions. The result is no pension, special payments, and no new use, since the Federation has no data for these recordings. This could result in the loss of thousands of dollars over a lifetime. Again, what were they thinking?

    Is it that they are doing a favour for someone? Or is filing a session report too much trouble? There are several ways to get a track covered without having a signatory to the SRLA, including Limited Pressing, Single Song Overdub, and Joint Venture contracts. Check with your local as to which is best suited for the tracks you are recording. If you ensure that AFM paper has been filed on all your recorded product, a very lucrative revenue stream is available, which can be equal to or greater than what is available through copyright laws.

    We are seeing a disappointing trend in the new use department in Toronto. Most invoices sent to producers for use of AFM tracks are for legacy recordings that were recorded many years ago. Increasingly, new tracks do not generate income since they were recorded off-contract. The Federation therefore has no authority to bill for their use, meaning that this large revenue stream is unavailable. What were they thinking?

    Live Engagements

    Years ago, bands doing “the circuit” were generally booked through agencies covered under the Booking Agent Agreement, and therefore AFM live engagement contracts were utilized and filed with the local where the engagement took place. This ensured several things. The band was guaranteed payment as per the contract, including pension contributions. If they were fired, cancelled, wrongfully disengaged, or simply not paid, the AFM would enforce the contract (through the courts, if necessary) as well as provide up to three days scale wages to the musicians in the interim. There was a clause for force majeur, protecting the musicians against liability in the event of an act of God, and many other clauses of benefit, including noncancellation. These contracts still exist, have been updated, and are required in most locals for live gigs. Yet many musicians no longer use them and are content with either a verbal agreement or an email. What are they thinking?

    Musicians have all kinds of excuses. “The club owner doesn’t sign contracts” is common. Well, yes, he does, if he wants liquor and food delivery, plumbing, or custodial services. He’s just pulling a power trip on you because he can. If all bands took the position that without a contract they would not appear, contracts would quickly be signed.

    Or, the musicians may feel that the venue owner is their friend (more so than their local), when they are not. These owners collude with each other more than musicians do and together determine exactly how much they are going to offer which band. You are not their friend; you are a commodity. Do not take the position that they are being nice by offering you a place to perform for your friends. Take the position that you are providing a valuable service, which draws an audience and increases the venue’s profits.

    On a separate related issue, do these musicians declare the income made from music? Many times, no. They don’t realize that by doing so they could avail themselves of a huge list of deductions, including instrument cost, maintenance, supplies (drum sticks, guitar strings), stage clothing, grooming, and travel expenses, to name a few. In worst case scenarios, there are instances where the Canada Revenue Agency (CRA) has audited musicians (having done some investigating) and assessed the musicians an exorbitant amount of tax, late fees, penalties, and interest based on a wild estimate of musical income. Had the musician bothered with contracts, they would have been able to demonstrate that the income was far less than the CRA estimate, and by applying the deduction, likely reduced the tax owed to zero, or perhaps even earned a credit. What were they thinking?

    What were they thinking, indeed. Don’t fall prey to bad advice or social media influencers. The Federation has agreements, contracts, and report forms that cover any kind of musical performance or service. Using them, and filing the requisite paper allows the musician access to the services and benefits negotiated on their behalf. To not take advantage is a monumental error in judgement and may make the difference in being able to retire comfortably down the road.


    Broadbent, Canadian Labour Champion, Honored with State Funeral

    Longtime labor champion Ed Broadbent, a social democracy stalwart who helped build up Canada’s leftist New Democratic Party (NDP), died at 87, on January 11. A state funeral was held for him on January 28 in Ottawa.

    A former university professor who eventually became leader of the NDP, Broadbent was “a fierce champion for ordinary Canadians,” according to a statement from the Broadbent Institute, the progressive policy organization he founded in 2011. Broadbent served as a member of Parliament for more than two decades and led the NDP for 14 years in the 1970s and 1980s.

    Broadbent’s advocacy on behalf of workers and his unwavering support for unions made him a pillar of the Canadian labor movement. According to Bea Bruske, president of the Canadian Labour Congress, “Ed Broadbent was a giant among us, a man with incomparable heart and integrity. Ed championed workers’ issues and always stood up for the most marginalized among us.” She adds, “We are committed to honoring Ed’s legacy by keeping up the fight for workers’ rights, social justice, and the preservation of democracy in Canada and around the world.”

    À quoi pensaient-ils?

    par Alan Willaert, vice-président de l’AFM pour le Canada

    L’adhésion à la Fédération américaine des musiciens des États-Unis et du Canada (AFM) est une indication de réussite professionnelle. Elle va de pair avec respect et fierté, et comporte une valeur pécuniaire infinie. Plusieurs des ententes collectives négociées par l’AFM au nom de ses membres sont également administrées par elle, mais il y en a un certain nombre (négociées et promulguées) qui laissent une part de responsabilité au membre. C’est cette catégorie qui a donné lieu à une multitude de problèmes et de négligences, qui nuisent aux membres eux-mêmes. Les quelques exemples qui suivent illustrent comment et où les membres échappent véritablement le ballon, et ce, pour des raisons incompréhensibles. Devenir membre de l’AFM est un engagement en ce sens qu’à chaque service ou bénéfice correspond un devoir ou une obligation.

    Jingles

    La création de messages publicitaires, de jingles dans le jargon du métier, peut s’avérer très lucrative pour les musiciens. Au Canada, nous avons l’Entente collective générale pour la production de messages publicitaires où sont précisés les cachets et la destination de la musique créée pour les jingles. Toutefois, il y a des maisons de production qui choisissent de ne pas la signer ou de réaliser le travail hors de l’entente. Une pratique récente consiste à offrir un montant limité (disons 200 $) à un musicien comme paiement forfaitaire. Trop souvent, ce genre d’offre est accepté, et le travail est exécuté en dehors du cadre syndical ou comme produit non-AFM.

    Or, cela pose plusieurs problèmes. Premièrement, le cachet est bas. En effet, pour un maximum de trois minutes de musique, il devrait être de 250 $ et de 500 $ pour le chef, avec 12 pour cent de cotisation à la caisse de retraite. De plus, ces montants ne couvrent qu’un cycle de 13 semaines. Si le message est utilisé plus longtemps, il y a versement d’un 50 pour cent supplémentaire pour chaque tranche de 13 semaines. Oh, et ce paiement ne donne droit qu’à une seule plateforme, telle que la télévision. Si le message est transféré à la radio ou à un nouveau média (Internet), le cachet de la séance d’origine doit être payé de nouveau pour chaque média concerné. Il y a également des versements supplémentaires si le message est utilisé hors du Canada et des États-Unis. Le calcul est facile à faire : un jingle qui tourne pendant longtemps sur de multiples plateformes peut générer beaucoup d’argent pour les musiciens qui l’ont réalisé. Comment vous paraît ce 200 $ maintenant ? De plus, si le message est réutilisé après une période de dormance de deux ans, un cachet correspondant à la séance d’origine est versé comme s’il s’agissait d’une nouvelle publicité. Alors, ceux qui font des jingles hors entente, à quoi pensent-t-ils ?

    Films et télévision

    Ces types d’engagement peuvent être couverts par une ou plusieurs ententes différentes selon où se trouve l’employeur, au Canada ou aux États-Unis. Encore une fois, certains musiciens se laissent convaincre d’accepter un montant forfaitaire plutôt que d’effectuer le travail aux termes d’un contrat de l’AFM. Le résultat? Cachets initiaux plus bas, aucune cotisation de retraite ni versement de droits de suite. À quoi pensent-t-ils ?

    Enregistrements audio ou audiovisuels

    Il y a de nombreuses années, la plupart des pistes qu’on entendait à la radio étaient issues des grandes maisons de disques, qui sont signataires de l’entente de l’AFM sur les enregistrements, la Sound Recording Labour Agreement (SRLA). Cela assurait plusieurs choses : un cachet établi pour les séances, des cotisations à la caisse de retraite, des paiements spéciaux et des cachets pour les nouvelles utilisations. La nouvelle utilisation est un cachet versé aux musiciens lorsqu’un enregistrement est réutilisé dans un média différent, tel que la télévision ou un message publicitaire. La nouvelle utilisation est payée chaque fois qu’une piste est utilisée à une fin nouvelle, tout comme la cotisation à la caisse de retraite. Un grand nombre d’anciens enregistrements refont surface dans les films, à la télévision, etc. Notre service des médias électroniques s’occupe de passer au peigne fin les listes de musiciens inscrits aux contrats afin de déterminer à qui verser des sommes (souvent importantes) d’argent.

    De nos jours, il existe d’innombrables maisons de disques indépendantes dont la plupart ne sont pas signataires de nos ententes. De plus, de nombreux musiciens préfèrent se produire eux-mêmes et lancer des pistes sur leur propre étiquette ou négocier une entente directement avec une plate-forme de diffusion continue. Le problème dans ces scénarios, c’est que les musiciens ne documentent pas leurs séances d’enregistrement auprès de l’AFM. En conséquence, ils n’en retirent aucune cotisation de retraite, de paiement spécial ou de nouvelle utilisation. Au cours d’une vie, il s’agit possiblement de milliers de dollars perdus. Encore une fois, à quoi pensent-t-ils ?

    Est-ce qu’ils font ainsi une faveur à quelqu’un ? Est-ce que déposer un rapport de séance d’enregistrement demande trop d’efforts ? Il y a plusieurs moyens de couvrir une piste sans que le producteur ne soit signataire de la SRLA, y compris les contrats pour un tirage limité, pour la superposition d’une chanson et pour les projets conjoints. Vérifiez auprès de votre section locale lequel de ces contrats convient le mieux à la piste sur laquelle vous travaillez. Si vous vous assurez de déposer des documents auprès de l’AFM pour tous vos enregistrements, vous pourriez accéder à un flux de revenus très intéressant, qui peut rapporter autant ou plus que ce qui vous est offert en vertu des lois sur le droit d’auteur.

    Notre service des nouvelles utilisations constate une tendance décevante à Toronto. En effet, la plupart des factures que nous envoyons aux producteurs sont liées à l’utilisation de pistes réalisées en vertu d’une entente de l’AFM il y a de nombreuses années. De plus en plus, les nouvelles pistes ne génèrent aucun revenu parce qu’elles sont réalisées hors contrat. La Fédération n’a donc aucune autorité pour facturer leur utilisation, en conséquence cette généreuse source de revenus est inaccessible. À quoi pensent-ils ?

    Engagements live

    Il y a de nombreuses années, les groupes qui faisaient « le circuit » étaient généralement engagés par l’entremise d’agences signataires de l’entente sur les agents artistiques, et donc leurs engagements faisaient l’objet de contrats de l’AFM qui étaient déposés auprès des sections locales où ils avaient lieu. Cela garantissait plusieurs choses. Le groupe était assuré d’être payé comme indiqué au contrat, incluant les cotisations de retraite. S’ils étaient congédiés abusivement, que leur engagement était annulé ou qu’ils n’étaient tout simplement pas payés, l’AFM s’occupait de faire respecter le contrat (par l’entremise des tribunaux, si nécessaire) et leur versait jusqu’à trois jours de cachets minimums dans l’intervalle. Il y avait également une clause pour force majeure qui protégeait les musiciens contre toute responsabilité en cas d’acte de la nature, et plusieurs autres clauses de bénéfices, y compris la protection contre l’annulation. Ces contrats existent toujours, ont été mis à jour et sont exigés dans la plupart des sections pour les engagements sur scène. Pourtant, de nombreux musiciens ne les utilisent plus et se contentent d’une entente verbale ou d’un courriel. À quoi pensent-ils ?

    Les musiciens évoquent toutes sortes de prétextes. On entend souvent « le propriétaire du club ne signe pas de contrats ». Eh bien, oui, il en signe, par exemple s’il veut qu’on lui livre de l’alcool et de la nourriture ou pour obtenir des services de plomberie ou d’entretien. Il abuse tout simplement de son pouvoir avec vous parce qu’il le peut. Si tous les groupes de musiciens refusaient de travailler sans contrat, il signerait sans hésiter.

    Ou alors les musiciens ont l’impression que le propriétaire des lieux est leur ami (plus que leur section locale), mais il n’en est rien. En fait, ces propriétaires se concertent entre eux beaucoup plus que les musiciens, et ensemble ils déterminent combien ils comptent offrir à tel ou tel groupe. Ils ne sont pas vos amis; pour eux, vous êtes un produit. Ne croyez pas qu’ils vous font une gentillesse en vous offrant un lieu où vous produire devant vos propres amis. Dites-vous plutôt que vous leur offrez un service précieux, qui attire un auditoire et qui augmente leurs profits.

    Une autre question connexe se pose : est-ce que ces musiciens déclarent les revenus qu’ils gagnent en musique ? Bien souvent, la réponse est non. Ils ne réalisent pas qu’ils se privent ainsi d’une imposante liste de déductions, y compris les frais liés à leur instrument, à son entretien, à leurs fournitures (baguettes de percussion, cordes de guitare), à leurs vêtements de scène, coiffures et dépenses de déplacement, parmi tant d’autres. Dans les pires cas, il est arrivé que l’Agence du revenu du Canada (ARC) vérifie certains musiciens (après enquête) et leur facture un montant exorbitant d’impôts, de frais de retard, de pénalités et d’intérêts en se fondant sur une évaluation totalement exagérée du revenu qu’ils auraient tiré de la musique. Si ces musiciens s’étaient donné la peine de déposer des contrats, ils auraient pu démontrer que leurs revenus étaient beaucoup plus faibles que ce qu’estimait l’ARC, et en appliquant les déductions, probablement pu réduire leur facture d’impôt à zéro ou peut-être même obtenir un crédit. À quoi pensaient-t-ils ?

    À quoi pensaient-t-ils, en effet. Ne vous laissez pas piéger par de mauvais conseils ou par des influenceurs sur les réseaux sociaux. La Fédération dispose d’ententes, de contrats et de formulaires de rapport qui couvrent tous les genres de prestations ou de services musicaux. S’en servir et déposer la documentation requise permet aux musiciens d’accéder aux services et aux bénéfices qui ont été négociés en leur nom. Ne pas en profiter constitue une erreur monumentale de jugement et pourrait faire la différence entre la possibilité ou non d’une retraite confortable plus tard.


    Hommage à Ed Broadbent, le politicien ami des syndicats

    Le défenseur de longue date du mouvement ouvrier Ed Broadbent, un pilier de la social- démocratie qui a contribué au développement du Nouveau Parti démocratique du Canada, un parti de gauche, est décédé le 11 janvier 2024 à l’âge de 87 ans. Des funérailles nationales ont été célébrées en son honneur le 28 janvier, à Ottawa.

    Ancien professeur d’université devenu plus tard le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Broadbent était « un fervent défenseur des Canadiens ordinaires » selon une déclaration de l’Institut Broadbent, l’organisme politique progressif qu’il a fondé en 2011. Broadbent a été membre du Parlement pendant plus de deux décennies et a dirigé le NPD pendant 14 ans au cours des années 1970 et 1980.

    De par sa défense des intérêts des travailleurs et son appui inébranlable aux syndicats, Broadbent a été un soutien important du mouvement ouvrier canadien. Selon Bea Bruske, présidente du Congrès du travail du Canada, « Ed Broadbent a été un géant parmi nous, un homme au cœur et à l’intégrité incomparables. Ed s’est fait le champion des causes des travailleurs et travailleuses et a toujours défendu les personnes les plus marginalisées. ». Elle ajoute « nous nous engageons à honorer l’héritage d’Ed en continuant à défendre les droits des travailleurs et travailleuses, la justice sociale et la préservation de la démocratie au Canada et dans le monde entier. »

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    Well, What Do Ya Know?

    As of this writing, the federal government has introduced Bill C-58, which is the culmination of decades of work by the labour movement in Canada. It aims to ban the practice of employers bringing in replacement workers during a contract dispute.

    There are two main components to the bill. The first makes it illegal for employers in federally regulated industries to bring in replacement workers during a legal strike or lockout. Examples of these industries are banking and telecommunications, totaling over one million employees. It does not apply to the federal public service.

    The bill incorporates penalties for breaking the rules—$100,000 per day for employers. There are some exceptions, however, such as for nonunionized contractors hired before notice of a lockout or strike, or in cases where there could be a threat to health and safety, property, or the environment.

    A second part of the bill includes “maintenance of activities agreements” with rules that force unions and employers to negotiate early in the bargaining process as to which services would continue in the event of a dispute. If there is disagreement, the matter is referred to the Canada Industrial Relations Board (CIRB) for a decision, ostensibly within 90 days.

    Unions refer to the bill as “anti-scab” legislation, while management prefers the term “replacement workers.” As this has been one of labour’s key demands over the last 50 years, there will be celebration upon passing and royal ascent. Another positive effect of the bill would be the reduction of work disruption, as the parties are forced to bargain in advance, not to mention the reduction of potential violence on picket lines and subsequent tension and residual animosity between workers and management.

    As expected, business groups this week expressed opposition to the legislation, arguing it would weaken key services and increase labour disruptions. In having lost their primary weapon against striking unionized workers, they purport that the bill puts too much power in the hand of unions and is a threat to the economy. What they are really upset about is that it’s a deterrent to their bizarre corporate profits and greed. That said, similar provincial legislation in Quebec and British Columbia have not led to a noticeable increase in contract disputes leading to strikes or lockouts.

    There is no doubt the Liberal government views this as an opportunity to use the legislation as a wedge issue to undermine recent Conservative efforts to build up support amongst blue collar union members. This, then, presents the Conservatives with a conundrum. How do they continue to make inroads with working Canadians, if they support the Harper-era anti-union position? Opposition leader Pierre Poilievre has so far refused to comment on the bill, as this represents a no-win scenario for the political right.

    Post-COVID inflation figures, mixed with higher interest rates, have reduced the effective take-home pay of working Canadians drastically, and in many cases, threatened their ability to carry their mortgage. Ironically (or maybe not), corporate profits and CEO salaries have skyrocketed, further increasing the distance between the one percent (who have 10% of all the money) and lower wage earners. Coincidence? Not likely.

    Something had to give. Aside from the legislation, many unions have gone to the table and/or the picket line to fight for more equitable wages. The result has been historic advances in the auto and grocery industries, not to mention the battles that are closer to home for musicians—the strikes with the WGA and SAG-AFTRA.

    These gains do not magically happen; members of the respective unions were fully engaged, united in their cause, and relentless in their pursuit of equity and fairness. With that kind of pressure and resolve, strikes can be lengthy. Eventually, that spells financial losses for the employer, which of course compels them to return to the table. If you wish to make an employer pay attention, simply cost them money. They’ll respond to that, and only that.

    I would like to take this opportunity to wish all members, staff, officers, and their families peace, prosperity, and love this holiday season, along with the very best for the new year.

    Eh ben! Qui l’aurait cru ?

    par Alan Willaert, vice-président de l’AFM pour le Canada

    Au moment d’écrire ces lignes, le gouvernement fédéral a déposé le projet de loi C-58; c’est l’aboutissement de décennies de travail par le mouvement syndical. Ce document vise principalement à mettre fin à la pratique des employeurs qui consiste à engager des travailleurs de remplacement en cas de conflit de travail.

    Le projet comporte deux volets. Le premier interdit aux industries sous réglementation fédérale de faire appel à des travailleurs de remplacement durant une grève légale ou un lock-out. Parmi ces industries, on retrouve les banques et les télécommunications, soit plus d’un million d’employés. L’interdiction ne s’applique pas à la fonction publique fédérale.

    Des pénalités sont prévues en cas d’infraction – 100 000 $ par jour pour les employeurs. Toutefois, il y a des exceptions, par exemple pour les entrepreneurs non syndiqués embauchés avant un avis de grève ou de lock-out; ou alors lorsqu’il il y a menace pour la santé et la sécurité, la propriété ou l’environnement.

    Le second volet inclut des « ententes relatives aux activités à maintenir », y compris des règles qui forcent les syndicats et les employeurs à négocier quels services seront maintenus en cas de conflit de travail, et ce, dès le départ du processus. S’il y a désaccord, la question est référée au Conseil canadien des relations industrielles, qui rend une décision dans les 90 jours.

    Les syndicats en parlent comme d’une loi « anti-scab », les gestionnaires préfèrent l’expression « travailleurs de remplacement ». Comme il s’agit d’une des principales demandes des syndicats depuis 50 ans, il y aura de quoi fêter lorsqu’elle sera adoptée et qu’elle recevra la sanction royale. Une telle loi aura aussi l’avantage de réduire les arrêts de travail du fait que les parties seront forcées de négocier à l’avance; et diminuera les risques de violence sur les lignes de piquetage ainsi que les tensions et l’animosité entre travailleurs et administrateurs.

    Comme on pouvait s’y attendre, des groupes de gens d’affaires ont exprimé leur opposition au projet, arguant qu’il affaiblira des services importants et accroîtra les arrêts de travail. Craignant d’être privés de leur arme principale contre les travailleurs syndiqués en grève, ils prétendent que le projet remettra trop de pouvoir entre les mains des syndicats et que c’est une menace pour l’économie. Ce qui les dérange en réalité, c’est que le projet mettra un frein à leurs profits disproportionnés et à leur cupidité. Cela dit, des lois similaires au Québec et en Colombie-Britannique n’ont pas donné lieu à une augmentation perceptible des conflits de travail menant à des grèves ou à des lock-out.

    Il n’y a aucun doute que le gouvernement libéral profite de cette occasion pour saper les efforts des conservateurs, qui tentent de gagner des appuis parmi les ouvriers syndiqués. Ainsi, les conservateurs sont devant une énigme. Comment peuvent-ils améliorer leurs liens avec les travailleurs canadiens s’ils appuient la position antisyndicale de l’ère Harper? Jusqu’ici, le chef de l’opposition Pierre Poilievre a refusé tout commentaire sur le projet de loi, la droite politique n’ayant rien à y gagner.

    L’inflation post-COVID combinée à une augmentation des taux d’intérêt a réduit dramatiquement la rémunération nette des Canadiens et, dans bien des cas, menacé leur capacité à payer leur hypothèque. Ironiquement (ou peut-être pas), les profits des entreprises et les salaires des PDG ont augmenté en flèche, accroissant encore la différence entre les revenus du un pour cent (qui possède 10 pour cent de tout l’argent) et ceux qui gagnent des petits salaires. Une coïncidence ? Probablement pas.

    Quelque chose devait céder. Au-delà des mesures législatives, de nombreux syndicats se sont battus aux tables de négociation ou sur les lignes de piquetage afin d’obtenir des salaires plus équitables. Dans l’industrie de l’automobile et de l’épicerie, ils ont fait des progrès historiques, et n’oublions pas les batailles qui sont plus près des musiciens – les grèves de la WGA (la guilde des scénaristes américains) et de la SAG-AFTRA (qui représente plus de 160 000 acteurs, figurants, et professionnels des médias du monde entier, travaillant pour le cinéma, la télévision, la publicité, les jeux vidéo, la radio, la musique, etc.).

    De tels gains ne se produisent pas par magie; les membres de ces syndicats étaient pleinement engagés, unis dans leur cause et implacables dans leur quête de justice et d’équité. Avec autant de pression et de résolution, il arrive que les grèves se prolongent. Les employeurs subissent alors des pertes financières qui, bien sûr, les poussent à revenir à la table de négociation. Si vous voulez attirer l’attention d’un employeur, arrangez-vous tout simplement pour lui coûter de l’argent. Il réagira à cela, et à cela seulement.

    J’aimerais profiter de cette occasion pour souhaiter à tous les membres, au personnel, aux dirigeants et à leurs familles, paix, prospérité et amour en cette période des fêtes, et tout le meilleur pour la nouvelle année.

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    Look Out - It’s Already Here

    The nightly news has, for the past year at least, featured reports of how artificial intelligence (AI) has become significantly more intelligent. Examples of “deep fakes” permeate social media, depicting well-known celebrities in various questionable activities, while it was not that celebrity at all, but a computer-generated rendition.

    The use of AI has become so prevalent that the European Union introduced Article 52, which speaks to obligations of transparency by those employing AI. I won’t get into the details of this lengthy document, but it involves mandatory disclosure if content has been artificially generated or manipulated, along with a multitude of other obligations and disclosures.

    Recently, the public was made aware of a new tune by the Canadian artist Drake. Except it wasn’t Drake, but content generated through AI. The fact that the audio was good enough to pass for the real thing is revolutionary, but let’s take it a step beyond.

    What if there was no longer any work for the musicians who create jingles, and the music was all generated through AI? Then, we could eliminate the musicians who currently score soundtracks for movies, television, and internet streaming. All that would be required is someone to operate the software, input the parameters for style and instrumentation, and boom: AI creates the score.

    What if theatres no longer required musicians, replaced by this “operator” and AI? Imagine going to your favourite bar or club, only to find that the band has been replaced—not by a DJ—but by AI. The operator simply inputs the desired styles and mood, and there’s music for dancing. Gee, is that a new Taylor Swift song, or a new release from Queen? No, it’s their style being copied by software. And what about classical music? Surely, a symphony orchestra can’t be replaced, or can they? AI could generate the audio, and the onstage bodies could be holograms. What would this fantasy world be like?

    It's already here.

    The software exists, and there are even websites such as www.soundraw.io, which generate and license royalty free music, of any genre, any length, and any mood. Are we on the verge of another musical plague, which this time could eradicate the need for any musicians at all?

    I think of the first plague as the invention of the “talkie,” specifically the 1927 film The Jazz Singer. Almost overnight, thousands of musicians with steady jobs in cinemas were unemployed. The second plague was self-inflicted—audio recordings. Again, thousands of musicians engaged in radio orchestras were methodically eliminated. We could also consider more technological advances as mini plagues—drum machines, synthesizers, and newer developments like KeyComp—since they all result in the displacement of live musicians. The difference this time is the possible elimination of everybody.

    And then what?

    There is no doubt that there are billions of dollars to be made, perhaps trillions, through the monetization of this new technology. The software developers who own the patents, the websites who offer the services for a fee, or the entrepreneurs licensing the software to companies, individuals, producers, and jingle houses worldwide. Everyone will make money, except for the musicians, who may be represent of a redundant and antiquated profession.

    What about the content that is generated?

    An interesting aspect to all this is that the software carries a patent/copyright, but what about the songs? AI is not a person, so it can’t be considered a composer or musician, and therefore cannot be covered by copyright. Is there any way to compensate the musicians who have lost work to these machines?

    The International Federation of Musicians (FIM) has been involved in various discussions at the World Intellectual Property Organization (WIPO). One of the theories put forward is that a levy could be imposed upon either the software or the computers that access it. The collective management organizations (CMOs) that might be the best fit are the private copying collectives around the world. In Canada, that would be the Canadian Private Copying Collective (CPCC), which distributes money to musicians through a levy on recordable CDs and tapes to compensate for the revenue lost through file sharing.

    Ironically, the CPCC and its supporters (CFM included) have been lobbying government to make important updates to the Copyright Act. One update would be to extend the levy to devices. Obviously, CDs and tapes are a thing of the past, and musicians are losing millions annually because of this oversight. Once that major hurdle has been passed, perhaps the next step would be a levy on AI. Hopefully, this would happen before big tech gets involved, and buys their way out of regulation, again.

    The Canadian government is already studying the correlation between AI and job losses in other sectors. Let’s hope they don’t forget about the arts—most importantly music—before we end up with a worst-case scenario.


    Ouvrez bien les yeux, nous y sommes déjà !

    par Alan Willaert, vice-président de la FAM pour le Canada

    Depuis au moins un an, les bulletins de nouvelles traitent régulièrement des importants progrès de l’intelligence artificielle (IA), qui devient de plus en plus intelligente. Et partout sur les réseaux sociaux on voit des exemples d’hyper-trucages dépeignant des personnalités de renom engagées dans des activités douteuses, alors qu’il ne s’agit pas réellement de ces personnes, mais bien de productions générées par ordinateur.

    L’utilisation de l’IA est devenue tellement répandue que l’Union européenne a introduit l’article 52 qui traite de l’obligation à la transparence pour ceux qui y ont recours. Sans entrer dans les détails de ce volumineux document, notons qu’il prévoit la divulgation obligatoire en cas de contenu généré ou manipulé artificiellement ainsi qu’une multitude d’autres obligations et divulgations.

    Récemment, le public a pu prendre connaissance d’une nouvelle chanson de l’artiste canadien Drake. Or, ce n’était pas une œuvre de Drake, mais bien du contenu généré par l’IA. Le fait que la production audio ait été assez bonne pour tromper l’auditeur est révolutionnaire, mais poussons les choses un peu plus loin.

    S’il n’y avait plus de travail pour les musiciens qui créent les refrains publicitaires, et que la musique était toute générée par l’IA? Nous pourrions ensuite éliminer les musiciens qui créent les trames sonores pour les films, la télévision et la diffusion continue sur Internet. Tout ce dont nous aurions besoin, ce serait d’un opérateur pour exploiter le logiciel, entrer les paramètres de style et d’instrumentation, et voilà, le tour serait joué : l’IA créerait la bande sonore.

    Et si les théâtres n’avaient plus besoin de musiciens, qui seraient remplacés par cet « opérateur » et l’IA ? Imaginez, vous vous rendez à votre bar ou votre club préféré pour découvrir que les musiciens ont été remplacés, non pas par un DJ, mais bien par l’IA. L’opérateur entre simplement les styles et les ambiances désirés, et il y a de la musique pour danser. Dites donc, est-ce une nouvelle chanson de Taylor Swift qu’on entend ou la dernière création de Queen? Non, non, c’est leur style qui est copié par un logiciel. Et la musique classique, elle ? On ne peut tout de même pas remplacer un orchestre symphonique, non ? Peut-être que oui : l’IA pourrait générer l’audio, et les corps sur scène seraient des hologrammes. À quoi ressemblerait donc ce monde imaginaire ?

    C’est que nous y sommes déjà.

    Les logiciels existent, il y a même des sites Web tels que www.soundraw.io qui génèrent de la musique libre de droits et en accordent les licences, de la musique de n’importe quel genre, longueur ou ambiance. Sommes-nous sur le point de connaître une nouvelle peste musicale qui, cette fois-ci, éradiquerait complètement la pertinence des musiciens ?

    Pour moi, la première peste a été l’invention du film parlant, le film The Jazz Singer de 1927 précisément. Presque du jour au lendemain, des milliers de musiciens qui avaient des emplois stables dans les cinémas se sont retrouvés au chômage. La deuxième peste, nous l’avons créée nous-mêmes : les enregistrements sonores. Encore une fois, des milliers de musiciens qui travaillaient dans les orchestres de la radio ont été méthodiquement éliminés. Nous pourrions également considérer d’autres progrès technologiques comme autant de mini-pestes – batteries électroniques, synthétiseurs et nouveaux développements tels que KeyComp – puisqu’ils entraînent tous le remplacement de musiciens en personne. La différence cette fois-ci, c’est la possibilité que tout le monde soit éliminé.

    Et ensuite ?

    Il n’y a aucun doute qu’il y a des milliards, peut-être même des billions de dollars à tirer de cette nouvelle technologie. Ceux qui ont développé le logiciel et qui en détiennent les brevets, les sites Web qui offrent ce service contre rémunération ou les entrepreneurs qui accordent les licences du logiciel aux entreprises, aux particuliers, aux producteurs et aux maisons de refrains publicitaires à l’échelle mondiale; tout ce beau monde gagnera de l’argent excepté les musiciens, qui représenteront peut-être une profession redondante et dépassée.

    Et qu’en est-il du contenu généré ?

    Il est intéressant de noter que le logiciel est breveté, frappé de droits, mais les chansons le sont-elles ? L’IA n’étant pas une personne, on ne peut la considérer comme un compositeur ou un musicien, elle ne peut donc pas être visée par le droit d’auteur. Y aurait-il un moyen de dédommager les musiciens qui perdent du travail à cause de ces appareils ?

    La Fédération internationale des musiciens a participé à diverses discussions à l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle. Une des hypothèses mises de l’avant portait sur l’imposition d’une redevance sur le logiciel ou sur les ordinateurs qui y accèdent. Ce sont sans doute les sociétés de perception de la copie privée à travers le monde qui seraient les plus aptes à s’en occuper. Au Canada, il s’agirait de la Société canadienne de perception de la copie privée (SCPCP) qui distribue aux musiciens les redevances perçues sur les CD enregistrables et les cassettes en compensation des revenus perdus à cause du partage de fichiers.

    Ironiquement, il y a un certain temps que la SCPCP et ses alliés, y compris la FCM, exercent des pressions auprès du gouvernement pour obtenir d’importantes mises à jour de la Loi sur le droit d’auteur. L’une d’entre elles consisterait à étendre la redevance aux appareils. En effet, les CD et les cassettes sont clairement choses du passé, et les musiciens perdent des millions de dollars annuellement en raison de cette omission. Une fois cet important obstacle surmonté, peut-être que la prochaine étape permettrait d’imposer une redevance sur l’IA. Espérons que cela se produira avant que les géants de la techno ne s’y mettent et achètent encore une fois le droit d’échapper à la régulation.

    Le gouvernement du Canada étudie déjà la corrélation entre l’IA et les pertes d’emplois dans d’autres secteurs. Espérons qu’ils n’oublieront pas les arts – surtout la musique – afin qu’on ne se retrouve dans le pire des scénarios.

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    At Last!

    Lire cette chronique en français: https://internationalmusician.org/enfin/

    It was almost 30 years ago that the AFM International Executive Board (IEB) approved a document for use in Canada to cover theatrical motion pictures and episodic television film, which were considered Canadian content. More specifically, the productions had to comply with established criteria, such as certification through the Canadian Audio-Visual Certification Office (CAVCO) and attain sufficient points on a system where Canadian actors, directors, composers, and other professionals were engaged. That document was called Canadian Content Production Rules (CCPR).

    The genesis of this was based on testimony from musicians and composers who did the work and found that “Canadian content” had such a low global impact and uptake, that residual payments through the Film Musicians’ Secondary Market Fund (FMSMF) were miniscule or nonexistent. CCPR provided for a higher front-end payment with no participation in the FMSMF. By all measures, the exercise was successful—until it wasn’t.

    In terms of technology, shifting global markets, emerging platforms (new media) and big tech companies, the landscape has changed dramatically. Scoring budgets were reduced, sometimes dramatically, to accommodate small internet productions because “new media was an experiment and there’s no money in it.” Composers were pushed to give up part or all their writers’ share, and score cheaper using digital audio workstations, as opposed to using live musicians. Or they sent their score overseas to Prague or Bratislava to be recorded by European musicians.

    Added to this has been a shift from traditional broadcasters (e.g., Canadian Broadcasting Corporation) producing in-house, to outsourcing via independent producers. The amount of work contracted through broadcast agreements shrank, but the number of signatories to CCPR has declined as well. Meanwhile, TV and film production has boomed, and the “experimental” internet streaming platforms have exploded. Still, musicians and composers are earning less and have been coerced out of copyrights and deprived of residuals. As usual, everyone was getting rich except the artists.

    At the centre of all the action is the Canadian Media Producers Association (CMPA), which boasts nearly 500 member production houses across Canada, a mix of small mom-and-pop shops to very large companies. To place this work under contract, several efforts were made in the past to engage CMPA in collective bargaining. They refused. And since these producers are of provincial jurisdiction, they could not be compelled to bargain by virtue of federal Status of the Artist. What to do?

    In 2018, I made the brash decision to withdraw access to CCPR. That meant, if a production was commissioned by CBC, it had to be done under our General Production Agreement. Within two days, our office was asked to attend an emergency meeting with some producers and lawyers, all extremely agitated by this turn of events. At that meeting, we were given assurance that CMPA would, indeed, come to the table and bargain an independent production agreement. And so, it began.

    Negotiating a new agreement from scratch is challenging. It was made even more so in that we initially tabled our General Production Agreement as the model. It became clear that there were major differences between a broadcaster who produces and owns the intellectual property, and a gun for hire production company. Suffice to say, there were many areas of contention, including a philosophical difference between what employers believe artists deserve and how an artist views their contribution to the creative process. One such example led to a heated exchange during the fourth round in Vancouver. CMPA continued to demand a “rights acquisition” package, in perpetuity, which included moral rights of the artists. Incensed by their arrogance, we walked away from the table.

    Months later, both parties agreed to continue bargaining, as CMPA now saw the value of such an agreement. Then, of course, the pandemic struck, and negotiations were relegated to sporadic bouts over Zoom. Progress over that medium was slow, and not conducive to sidebar discussions. However, by November 2022, we were able to resume in-person bargaining. Upon conclusion of those meetings, the number of issues remaining were less than a dozen. Another round was scheduled for April 2023.

    I am happy to report that in the wee hours of the last day, we were able to reach a tentative agreement. As in all negotiations, neither side gets everything they want; there is always some compromise, and such is the case here. For instance, the producer is still able to acquire distribution rights in perpetuity, however, there are more hoops to jump through and the cost is greater.

    There are two options. In the first, upon payment of the base rate plus 15%, the producer can acquire the rights for a two-year period, and an additional 15% per year after that up to four, where it becomes 10%. The second option allows a 10-year buy for an additional 55% above the base rate. They may then acquire perpetuity for an additional 10%, or a total of 65% over the base rate.

    What does that mean? The current base fee for CCPR (three-hour session) is $386. This new agreement begins with a 3% increase over that, and 3% more for each year of the three-year deal. That means, if the producer picks up all the options to acquire perpetuity, the musicians will now see a contracted fee (by the end of the agreement) of $671.64, plus 12% pension. I would call that a win.

    There is another area of compromise, regarding new media productions where the total budget per episode is less than $25,000. In this case, the base rate is reduced by 15%; however, all the step-ups under both options are still applicable.

    There is still much to do in terms of editing, then sending out for ratification. However, we are projecting an effective date of January 1, 2024. I would like to extend my gratitude to the CFM team, which has changed somewhat since the negotiations began five years ago. Those who were at the last two rounds are: AFM International Vice President Bruce Fife; Local 149 (Toronto, ON) Executive Director Dusty Kelly and Vice President Dr. Rea Beaumont; Doug Kuss of Local 547 (Calgary, AB); Local 571 (Halifax, NS) Secretary-Treasurer Varun Vyas; and CFM Executive Director Liana White, Director of Administration Susan Whitfield, and Contracting and Licensing Coordinator Carl Schilde. All these folks went above and beyond, enduring frustrations, outbursts, and conflicting ideologies to deliver the best possible agreement for Canadian musicians. I am forever in their debt.


    Women in Music Canada Names New Committee Members

    Women in Music Canada (WIMC), an advocacy group dedicated to advancing the cause of gender equality in the music industry, announced its 2023 board of directors and executive committee.

    Liana White, executive director of the Canadian Office of the AFM and member of Local 180 (Ottawa, ON) and Local 518 (Kingston, ON), who served as secretary for five years, has been named chair. The previous chair, organization founder Samantha Slattery, has stepped back to assume the role of board chair. Trisha Carter has been elected vice chair and Kristy Fletcher (CARAS/MusiCounts) will serve as secretary.

    White says, “Along with these many Canadian women, I applaud Samantha for her years of sacrifice to build Women in Music to help sound our voices and advance our careers.”

    Women in Music Canada has been an inspiration for women across Canada to form provincial chapters of the organization. Slattery founded Women in Music Canada in 2014 and has guided the organization over the past decade, building a membership of more than 2000, developing the WIMC director, and launching collaborations such as the Allies in Action program with the JUNO Awards. White adds, “This is not a farewell, as we will continue to work alongside Samantha in her continued endeavors in our industry.”

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